AccueilCas clientsAutomatisation devis BTP

Cas client · Commercial BTP · Mai 2026

« Je vais pouvoir dormir un peu plus. »

Commercial indépendant, il revend des fermetures de maison à des particuliers et à des pros du bâtiment : portes, fenêtres, jalousies, barrières. Avant, chaque devis passait par une fiche Excel pleine de macros, puis par une recopie ligne à ligne dans son logiciel de facturation. Il dormait peu. Le devis lui mangeait ses soirées.

Le déclic

Une seule priorité, posée d'emblée.

Le projet n'est pas venu d'une prospection. Quand il a posé le sujet, il n'y avait pas dix priorités à arbitrer. Une seule : le temps perdu sur les devis, et les nuits qui finissaient trop tard à cause de ça.

Une première version avait été ébauchée à l'automne précédent. Le besoin est devenu pressant à un moment où AJans n'avait pas la bande passante pour pousser la suite. Il a donc fait avancer la chose de son côté, avec l'IA pour seul coéquipier, et un proche lui a branché un premier scénario d'automatisation vers son outil de facturation. Ça tournait.

Puis il a changé de logiciel de facturation. Le scénario n'était pas reproductible tel quel sur le nouvel outil. Il est revenu vers nous, avec un système qui marchait déjà, mais qu'il fallait stabiliser et rendre durable.

Notre travail : stabiliser ce qui marchait déjà, et le rendre durable.

La solution

Un calculateur côté navigateur, un scénario côté coulisses, un devis qui apparaît tout seul.

L'outil vit sur un sous-domaine de son site, hébergé chez o2switch. C'est une application web en HTML et JavaScript, sans base de données : tous les calculs (dimensions, prix, formules métier) tournent côté navigateur. Le commercial saisit le client destinataire, le lieu du chantier, puis ajoute autant de lignes produit qu'il veut, avec dimensions et quantités. Quand il clique sur « Envoyer au facturier », un webhook n8n self-hosted prend le relais.

Le scénario a une seule mission : créer le devis dans le logiciel de facturation, sur le bon client. Il renvoie un retour JSON visible dans l'interface, succès ou erreur, lisible à l'œil. Le devis arrive en brouillon : le commercial vérifie, ajuste si besoin, valide.

Schéma du flux d'automatisation devis BTP en 5 étapes : saisie web (formulaire client + chantier + lignes produit avec dimensions et quantités, calcul JavaScript local), clic Envoyer au facturier (POST JSON vers webhook n8n), scénario n8n (vérification du client existant via matching email puis création du client si besoin, puis création du devis brouillon dans le logiciel de facturation), retour JSON (affichage succès ou erreur dans l'interface web), vérification dans le logiciel de facturation (le commercial valide ou ajuste le brouillon).
Cinq étapes, du formulaire web jusqu'au devis brouillon. Aucun nom d'outil de facturation exposé.

Le moment où le scénario cherche s'il connaît déjà le client.

L'API du logiciel de facturation permet de chercher un client par numéro de téléphone, et par ce seul critère. Jugé trop fragile : les formats varient, les erreurs de saisie passent à travers. Plutôt que de bricoler là-dessus, le scénario récupère la liste complète des clients du compte, puis un bout de JavaScript fait le matching sur l'email saisi dans le formulaire. Match : on colle le devis sur le client existant. Pas de match : on crée le client, puis le devis. Pas de cas tiers, pas d'ambiguïté.

Schéma de la logique de matching client dans le scénario n8n : entrées (email du client saisi dans le formulaire et liste complète des clients récupérée via l'API du logiciel de facturation), logique de décision (matching strict sur email exécuté en JavaScript dans n8n), trois sorties possibles (sortie A : match trouvé, création du devis sur le client existant ; sortie B : pas de match, création du client puis du devis ; sortie C : erreur API, retour JSON erreur affiché dans l'interface, devis non créé, saisie rejouable).
Logique de matching : trois sorties possibles, pas de cas tiers.

La stack reste sobre : front HTML et JavaScript modulaire (un dossier par produit, un dossier de styles, un dossier d'images sorties du base64 du fichier d'origine), hébergement o2switch, n8n self-hosted sur VPS, et une liaison par API REST vers le logiciel de facturation. Aucune IA dans le flux à ce stade, c'est prévu pour plus tard.

Côté utilisateur, plusieurs filets posés en série : un bouton « Voir JSON généré » qui montre exactement ce qui sera envoyé, un localStorage qui sauvegarde le dernier devis non validé, un autre bouton qui vide tout pour repartir à zéro, et la possibilité de rejouer une saisie à l'identique si quelque chose part de travers.

→ Toute notre stack quotidienne, avec ce qu'on en fait et nos limites : page Outils.

Le résultat

Un outil prêt à tourner, accessible partout, qui divise par trois le temps des devis.

Le commercial finalise encore sa bascule administrative vers son nouveau logiciel de facturation, et la mise en production officielle de l'outil dépend de cette négociation en cours. Les tests internes sont concluants : de 30 minutes à 10 minutes par devis, multi-produit inclus.

Le système a aussi quitté la machine sur laquelle il tournait. Il est hébergé en ligne, accessible depuis n'importe quel appareil avec une connexion. Le commercial peut faire un devis chez un client, sur un chantier, en déplacement.

« Je suis très content. C'est exactement ce que je voulais. Je vais pouvoir dormir un peu plus. » Commercial indépendant, échanges téléphoniques post-livraison V2, mai 2026.

Le commercial garde la main à tous les étages. Le bouton « Voir JSON » lui montre exactement ce que le système s'apprête à envoyer. Le retour de n8n s'affiche dans l'interface, succès ou erreur, sans flou. Le devis arrive en brouillon dans le logiciel de facturation, jamais validé automatiquement : c'est lui qui décide, vérifie, envoie au client. Et si quelque chose part de travers, la saisie est conservée en local et rejouable à l'identique.

La suite chez lui est déjà esquissée : facture automatique quand un devis client est accepté, devis fournisseur global, et plusieurs autres briques qui attendent leur tour.

Vous aussi ?

Si vous vendez une gamme catalogue, vos clients peuvent faire leur devis eux-mêmes.

Ferrailleur, charpentier, menuisier, fabricant de mobilier sur mesure, vendeur de stores : toute activité qui repose sur un catalogue paramétrable peut se doter d'un calculateur en marque blanche, branché à l'outil de facturation déjà en place. On construit le calculateur aux couleurs de votre entreprise, on branche le scénario à l'API de votre facturier, et le client final fait sa propre estimation. Vous validez le brouillon, vous envoyez. Plus de devis à recopier le soir.